KHANH EMMANELLE

Emmanuelle Khanh, née orpheline le 12 septembre 1937 à Paris, est morte le 17 février 2017. Elle nous a quittés dans son sommeil, emporté par un cancer contre lequel elle s’est battue pendant plusieurs semaines. Elle était une styliste française, ayant notamment connu le succès en créant des lunettes dans les années 1973. Elle fut surnommée « la Mary Quant française ».

Emmanuelle Khanh se marie avec Quasar Khanh en 1957 dont elle a une fille, Atlantique et un fils Othello. Dans les années 1960, Emmanuelle Khanh fait partie des trois premières designers à lancer le prêt-à-porter avec Michèle Rosier et Sonia Rykiel, aussi surnommées stylistes yé-yé.

Elle débute sa première ligne de vêtements en 1961 après avoir été mannequin cabine pendant trois ans chez Balenciaga puis chez Givenchy et travaillé pour Dorothée Bis et Cacharel. Elle abandonne cette carrière pour le stylisme créant des jupes à taille basse et des chemisiers à col allongés pour convenir aux femmes actives.

Elle déclare en 1964 que « La haute couture est morte, je veux designer pour la rue… » – un moment de vision nocturne malgré ses lunettes. Paco Rabanne, en voyant le travail de Khanh ainsi que de Christiane Bailly, demande à travailler avec elles. Elle signe aussi une collection pour Missoni.

Afin de suivre le mouvement du prêt-à-porter, les catalogues de vente par correspondance La Redoute et les Trois Suisses s’associèrent avec les nouvelles stylistes. La Redoute notamment collabore avec Khanh dès 1966 et promeut seize modèles qu’elle avait créé en 1968, dans le mini catalogue de fin, en édition limitée de 100 000 exemplaires.

En 1970, elle lance sa propre marque à son nom. Face à des difficultés financières, les activités cessent en 1995 pour finalement reprendre en 2007 à la suite de la reprise par Didier Mader. Bien que la styliste ne soit plus complètement aux commandes de sa griffe, Emmanuelle Khanh était encore présente pour veiller sur le style du renouveau des collections de prêt-à-porter et de maillots de bain prévues pour le printemps-été 2017.

« Je ne faisais pas de la mode, je faisais des vêtements féminins, pour que les femmes se trouvent belles. Quand on se sent belle, on est plus apte à être joyeuse ! » avait-elle déclaré en octobre 2016 à l’occasion de la mise en vente de quelque 150 vêtements issus de sa collection personnelle.

Anonymode

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François Mouclier

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