La Mirande, délicate Maison éprise d’Histoire jouxtant le Palais des Papes

Ecrit Par Julie-Chloé Mougeolle

« La Mirande respire la beauté et l’élégance des arts décoratifs français du 18e siècle. Epris d’excellence, nous tentons d’insuffler à ce lieu la joie de vivre et l‘ouverture d’esprit propres au siècle des Lumières. L’architecture de La Mirande est le reflet de ces traits de caractère : fenêtres et portes fenêtres des façades ordonnancées, généreuses ouvertures, sur la ville, le ciel et la nature, qui répondent avec simplicité au raffinement du lieu ».

Martin Stein, propriétaire avec sa famille.

Un lieu historique, partie intégrante du patrimoine de la ville

Bien qu’on ait trouvé autrefois des restes d’édifice romain, ce récit commence avec l’installation des papes en Avignon, en 1309. Le cardinal de Pellegrue fait construire une livrée, ainsi qu’on nomme la demeure d’un cardinal, sur l’emplacement de la Mirande. Le siège du Palais apostolique en 1410 engendre sa destruction presque totale. Les ruines deviennent la propriété de marchands drapiers qui progressivement réparent, aménagent. En 1653, la Mirande est vendue à Claude de Vervins, avocat. A sa mort, son fils Pierre fait édifier la façade que l’on connaît aujourd’hui, une œuvre parfaitement classique de l’architecte Pierre Mignard. Jusqu’en 1796, c’est la descendance de Pierre de Vervins qui occupe la résidence. A cette date elle est vendue à Jean-Baptiste Bénezet-Pamard, officier de santé. L’Hôtel Pamard reste, pour deux siècles, en possession d’une grande famille avignonnaise.

Le lieu a tant vécu qu’il lui fallait pour finir un nom propre, La Mirande, une appellation commune à ses sept cents ans d’histoire et à son avenir, que l’on ne saurait imaginer plus court, car nous sommes ici dans un monument historique en vie.
 Sa dernière transformation s’inscrit dans la longue série des renaissances qui firent suite à l’arrivée de nouveaux maîtres et de nouvelles manières de s’établir. En devenant un hôtel il y a 26 ans, la Mirande est restée une demeure et protège mieux son histoire que bien des palais conservés pour la simple visite ou l’accueil d’un musée.

 

Martin Stein, pilier d’une histoire de famille et de passion

On réside, on habite à La Mirande parce que chaque pièce est habitée par la passion de ceux qui ont créé cette demeure ; des objets qui ont traversé les époques sans perdre de leur beauté. Chaque chambre se pare d’une tenture différente, foisonnante indienne ou toile de Jouy, chefs-d’œuvre de l’imaginaire marqués par l’exotisme du 18e siècle, le siècle des Lumières, un moment d’apogée du style français.

L’hôtel est avant tout une histoire de famille. Les Stein, originaires du bassin de la Ruhr, sont des voyageurs. Le père de Martin, ingénieur, les entraîne aux quatre coins du monde notamment au Moyen-Orient. A l’aube de la retraite, Achim Stein choisit la douceur de la Riviera. Mais pour un homme si actif, l’inaction n’est pas longtemps tolérable. La famille se met en quête d’un lieu où reprendre activité. Ballade à Avignon et coup de foudre pour la beauté de la ville… Une amie leur signalera l’hôtel particulier mis à la vente.

Martin Stein entre dans cette maison à 28 ans et lui consacre sa vie.  Ses études de médecine en poche, son cœur cède sous ces pierres centenaires, sa vocation sera d’en prendre grand soin et de les magnifier. Martin Stein connaît la Mirande sous les moindres coutures et dévoile avec joie à ses convives les secrets de la restauration parfaite des lieux. Depuis 28 années à ce jour, Martin Stein incarne la Mirande, il la respire, il l’anime. Il lui donne sa bonté. Lui, sa mère, sa sœur, en sont l’âme et le cœur. Les hôtes qui poussent la porte de ce lieu envoutant tombent sous son charme indescriptible.

 

Exquises douceurs du Palais

La cuisine ultra-moderne et lumineuse de la Mirande est le foyer d’une intense activité, insoupçonnable pour le convive attablé dans le calme des salles de restauration. Le nouveau chef, Florent Pietravalle, et sa brigade de 12 personnes savourent le luxe de travailler dans la lumière provençale : les cuisines « du haut » ouvrent leurs fenêtres sur le merveilleux jardin de l’hôtel. A cette cuisine haute, claire, répond un lieu plus mystérieux et issu du siècle d’avant : les vieux fourneaux du dix-neuvième siècle. Dans l’ancienne cuisine de la famille Pamard, sur une vénérable cuisinière à bois, entourée des instruments les plus évocateurs de la grande tradition – casseroles en cuivre, récipients de belle faïence, balance Roberval et immense table en bois -, La Mirande a créé son école.

Chaque jour, chaque service est une remise en question. Florent Pietravalle pense qu’en cuisine, rien n’est jamais acquis. Rien ne l’intéresse autant que surprendre. Nombreux convives disent voyager autour de sa table.

 

La Mirande émeut par la Beauté de ses murs, de ses intérieurs délicats et bien sûr par les âmes qui l’habitent.

www.la-mirande.fr

 

 

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