The winds of winter.

Je suis née par une nuit glaciale de décembre, non pas que je m’en souvienne, évidemment. Mais, paraît-il, l’hiver fut particulièrement rude cette année-là. Allais je succomber à la folie, l’agressivité et la cruauté du sang dont je descendais . Ou ferais-je tout pour combattre et abattre cette noirceur ?

Ni l’un ni l’autre. J’ai faits des choses terribles pour rester en vie, pour survivre. Mais je n’ai jamais eu aucun regret ou remords, car c’était nécessaire.J’ai été frappée, humiliée, abusée. On a tenté de briser mon esprit, on a voulu m’abattre avec une carabine de chasse comme on abrégerait l’existence d’un animal blessé, on m’a chassé de chez moi, mais j’ai tenu, encore, pourquoi ? Car j’avais foi en moi, et moi seule. Galvanisée par ce feu, dont les braises m’avaient permis de ne jamais tomber, et s’étaient progressivement transformées en un brasier que personne n’arrêterait. Jamais je ne pourrais éradiquer cette noirceur qui coule dans mes veines, mais jamais elle ne prendra le dessus.

Dussé-je affronter les armées du Mordor, la 501e me légion de storm troopers, ou les Titans du Tartare. parce que je suis le feu sous la glace.Je ne peux pas fondre et je ne peux me consumer. N’attendez de personne qu’il vous sauve de vous-même ou des autres, car il n’y aura pas de sauveur, vous êtes votre propre élu.

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Enri Mato

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