Olivier Theyskens, styliste belge, a été consécutivement directeur artistique de Rochas et de Nina Ricci, et ses égéries sont Nicole Kidman, Cate Blanchett, etc…. De père belge, ingénieur en chimie, et de mère française, il étudie la mode à l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels, mais arrête ses études au bout de deux ans pour lancer sa propre marque de prêt-à-porter.

En 1997, à Bruxelles, lors de sa première collection, sous sa marque qui porte son nom, il utilise les tissus anciens collectés par sa grand-mère. En 1998, Madonna, après avoir vu les photographies de sa première collection, porte l’une de ses robes en satin noir lors de la cérémonie des Oscars. Sa notoriété est immédiate. La même année, Olivier Theyskens présente son premier défilé à Paris. Les vêtements présentés sont uniquement destinés à être montrés car il n’a alors pas les moyens de prendre des commandes et de produire la collection.

Sa collaboration pour la marque Nina Ricci n’a pas été un grand succès. Toutefois, un seul bémol, la dernière collection qui lui ressemblait plus mais surtout réalisée sans contrainte, nous a fait penser que nous pourrions le revoir au sommet de la mode très prochainement.

Pour cette collection, voilà que le bon vieux cuir vinyle fait son retour de façon aussi inattendue que phénoménale. On ne peut plus parler d’effet de mode, c’est comme le disque des années 1970, c’est bien noir, cela brille beaucoup et c’est super trendy. Madonna va adorer, et le créateur s’assure une recette qui gagne. « Business is business ». Mais, l’effet flashy du vinyle ne va pas nous éblouir, loin sans faut ; qualité moyenne, coupe approximative, une belle brochette de créations que même Zara ne voudra pas copier.

La robe pull emmanchée sur une robe en tulle satinée laisse sceptique, rien à voir avec une fausse…, un trench type Burberry, en revanche une robe chinoise orange du plus bel effet, mais ô combien déjà vue. En bref, c’est une collection shopping mondiale de la diversité du copier-couper, qui est globalement sans inspiration, Sans ‘spiritus’ – traduction littérale le souffle divin – car l’inspiration d’un moment vaut l’expérience d’une vraie vie, pas vrai ?